Caro parcourt une heure pour s’entraîner au Centre Multisports André-Chagnon, où elle trouve une communauté accueillante, sans jugement, qui lui permet d’être elle-même et de transmettre cette confiance à sa fille, soulignant que ce lieu représente bien plus qu’un simple gym, mais un espace sécuritaire et d’appartenance.
Une heure de route, avec joie
Caro magasine les gyms. Elle les visite, les compare, observe les installations, mais aussi l’ambiance et les gens qui les fréquentent. Habitant à Châteauguay, elle aurait facilement pu choisir un endroit beaucoup plus près de chez elle. Elle a fait le tour. Partout.
Et pourtant, c’est au Centre Multisports André-Chagnon qu’elle revient. « J’ai fait le tour des gyms partout et c’est le Centre. Je fais une heure de route avec joie et bonheur pour venir ici. » Parce que pour Caro, choisir un gym ne se résume pas à trouver de bons équipements. Il faut s’y sentir bien. Et au Centre, ce sentiment a été immédiat.
« J’aime tout. C’est beau, c’est attachant, les gens sont gentils. Il n’y a pas d’attitude. »
« Ce sont de vrais humains »
Quand Caro parle du Centre, elle revient constamment aux gens. Pas à leur performance. Pas à leur apparence. Pas au poids qu’ils soulèvent. Aux humains. « J’aime que ce soient de vrais humains. Monsieur et madame Tout-le-Monde. »
Elle connaît maintenant plusieurs personnes qui s’entraînent au Centre. Avec d’autres, elle échange régulièrement sans même connaître leur prénom.
On se croise. On se sourit. On se dit allô.
Ces interactions peuvent sembler banales, mais pour Caro, elles représentent exactement ce qu’elle recherchait. Elle décrit des membres patients, accueillants et capables de s’accepter les uns les autres tels qu’ils sont.
Sans jugement. Sans prétention. Sans avoir besoin de correspondre à une certaine image pour avoir sa place.
« Je parle avec tout le monde sans même connaître leur nom. On se dit allô. Tout le monde est gentil. » C’est cette simplicité qui a progressivement transformé un lieu d’entraînement en lieu d’appartenance.
Un espace sécuritaire où elle peut simplement être Caro
Cette absence de jugement touche Caro particulièrement.
Son rapport à son corps et à l’entraînement n’a pas toujours été simple. Pendant longtemps, elle s’est comparée aux standards physiques associés aux femmes et a eu de la difficulté à accepter sa propre carrure.
Aujourd’hui, elle apprend à regarder autrement le corps qui lui a permis de pratiquer autant de sports, de développer une grande force physique et de traverser différentes étapes de sa vie.
Et le Centre fait partie de ce cheminement. « Au Centre, c’est ici que je suis bien. Je ne me sens pas jugée ni catégorisée. Je suis moi. »
Caro parle du Centre comme d’une zone sécuritaire. Un endroit où elle peut arriver comme elle est. Où les différences ne deviennent pas des barrières, où elle n’a pas besoin de performer pour mériter sa place. Pour elle, c’est aussi cela, une communauté sportive : se sentir suffisamment en confiance pour être soi-même.
Le sport, une histoire de famille
Cette relation avec l’activité physique, Caro la partage aussi avec sa fille. Elles ont toujours été très proches : « On est toujours ensemble. »
Le mouvement fait partie de leur histoire familiale. Bien avant les gyms modernes et la multitude d’activités accessibles aujourd’hui, Caro trouvait déjà des façons de s’entraîner. Plus jeune, elle utilisait même des livres dans sa chambre pour s’établir son propre programme d’entraînement.
À une époque où l’entraînement musculaire était beaucoup moins associé aux femmes, elle avait déjà cette envie de devenir plus forte. C’est pourquoi certaines scènes du quotidien au Centre viennent particulièrement la chercher comme lorsqu’elle voit des mamans s’entraîner avec leur bébé et leur poussette.
« J’adore ça! Tu peux venir t’entraîner avec ton bébé. »
Pour elle, cette image représente beaucoup : une nouvelle génération de femmes qui n’a pas nécessairement à choisir entre prendre soin de son enfant et prendre du temps pour bouger.
Transmettre la confiance à sa fille
La connexion de sa fille avec le monde du sport a commencé par un cours d’auto-défense. Parce qu’à ses yeux, apprendre à se défendre n’est pas uniquement une question de technique. C’est apprendre à connaître sa force. C’est prendre confiance.
C’est savoir qu’on possède des outils pour réagir lorsqu’on fait face à l’intimidation ou à une situation où l’on ne se sent pas en sécurité.
« Pour un parent, ça devrait faire partie de l’éducation. Faire du sport redonne confiance aux enfants. ». Caro l’a vu chez sa propre fille.
Le sport l’a aidée à développer sa confiance et à rêver grand. À 15 ans, elle est devenue la plus jeune quart-arrière de sa ligue, avec des ambitions qui allaient jusqu’aux Jeux olympiques et à Équipe Canada.
Pour Caro, accompagner sa fille dans cette évolution a renforcé une conviction qu’elle porte depuis longtemps : le sport construit bien plus que le corps. Il peut aider un enfant à découvrir ce dont il est capable.

Bien plus qu’un gym
Caro est venue au Centre parce qu’elle cherchait un endroit où s’entraîner. Elle y a trouvé quelque chose qu’elle ne pouvait pas mesurer en comparant les équipements ou les installations. Un sentiment d’appartenance.
Des personnes qui se saluent sans nécessairement connaître leur nom. Des membres qui s’entraînent sans se juger. Des mamans qui bougent avec leur bébé. Des jeunes qui apprennent à avoir confiance en leur force. Des personnes de tous les horizons qui partagent le même espace, chacune avec sa réalité.
C’est pour cela qu’elle accepte de faire la route depuis Châteauguay. Pas simplement parce qu’elle considère avoir trouvé le meilleur gym pour elle. Parce qu’elle a trouvé son endroit.
« Ici, je suis bien. Je suis moi. »
Et parfois, c’est précisément ce qu’on vient chercher lorsqu’on franchit les portes d’un centre d’entraînement : pas seulement un endroit pour devenir plus fort, mais un endroit où l’on se sent assez en sécurité pour être pleinement soi-même.